Mais, la
mise en relation de ces secteurs complémentaires, permettra de soutenir la
recherche universitaire tout en l’orientant vers des problématiques à enjeux
qui répondent aux préoccupations nationales: "Avec un système de propriété intellectuelle
efficace, les écoles doctorales qui sont regroupées par pôles en fonction de
thématiques spécifiques, de même que les laboratoires auront la vocation , par
ailleurs, de fortifier et de développer davantage la recherche à l’UGB afin de
faire profiter à notre pays de la valorisation de toutes les avancées
technologiques et intellectuelles tirées du génie créateur de ses citoyens". L’un des aboutissements de la mise en place
d’un service ayant en charge l’administration et la gestion des droits de
propriété intellectuelle au sein de notre université contribuera à d’avantage
la désenclaver. En effet, s’il est unanimement reconnu que l’invention procède de
la créativité et de la recherche, son exploitation et son utilisation par la
société relèvent des investisseurs et des secteurs publics et privés: " A partir
de ce moment, il est clair que l’existence d’un système efficace de propriété
intellectuelle participe à la concrétisation de l’adéquation entre la formation
et la demande d’emplois des entreprises publiques comme privées, mais aussi
pourrait constituer une immense source d’enrichissement pour l’université et
ses chercheurs comme c’est le cas dans beaucoup d’universités occidentales et
principalement nord-américaine, ou bien aussi de quelques pays des BRICS, à
l’occurrence , l’Afrique du Sud ". Dès
lors, il s’ensuit que les productions intellectuelles deviennent de plus en
plus intenses dans le cadre des activités pédagogiques et de recherche des
étudiants, du personnel enseignant et de recherche et du personnel
administratif ,technique et de service . Ils réalisent des travaux innovants et
la propriété intellectuelle des œuvres créées (inventions, œuvres écrites,
programmes d’ordinateur…) sous la couverture de l’université demeure une
problématique: " De
ce fait, il est devenu nécessaire de créer au sein de l’espace universitaire de
l’UGB, un cadre institutionnel et réglementaire propice à la stimulation du génie créatif des chercheurs, mais aussi à la
protection et à la valorisation des résultats de leurs travaux scientifiques,
littéraires et artistiques, en les aidant à mieux s’approprier les éventuels
actifs de propriété intellectuelle qui peuvent en découler". Cette
démarche de l’UGB tend d’une certaine mesure à instaurer une culture de la
propriété intellectuelle dans la communauté des chercheurs. La protection de
ces œuvres est d’autant plus indispensable avec le démarrage des activités de
l’UFR des Civilisations, Religions, Arts, Communication (CRAC), de l’UFR des
Sciences de Agronomie, de l’Aquaculture et des Technologies Alimentaires
(SA2ATA) et de l’Institut de Formations Ouvertes et à Distance (IFOAD).
L’UFR
CRAC s’emploie à former des étudiants dans les domaines de l’art entre autres,
pour valoriser les métiers artistiques et inciter les initiatives par
l’innovation et l’imagination. Celle-ci porte un grand espoir sur la réalisation d’œuvres
compétitives qui participent à la valorisation de la culture africaine et
sénégalaise de manière générale, dans un contexte de civilisation universelle
caractérisé par le rendez-vous du donner et du recevoir dans le domaine de la
culture. Il est incontestable, qu’avec le développement des réseaux numériques qui
sont devenus les espaces de diffusion et de commercialisation par excellence
des œuvres, une protection et une promotion accrue des œuvres est une exigence
pour la préservation du patrimoine culturel et scientifique national.
Pr Amadou KAH est d'avis que s’agissant du Centre de Calcul Ousmane SECK
(CCOS) et de l’Institut de Formation Ouverte et à Distance ( IFOAD), la mise en
ligne des cours grâce aux contrats de cessions de cours conclus avec les
enseignants inspire une réflexion sur la nécessité de définir l’étendue
des cessions sur les droits d’auteur des
enseignants qui les ont conçus ainsi que les droits voisins du promoteur: " Ce même principe, devra diriger la mise en
ligne des travaux des chercheurs, des
thèses de doctorats ou des mémoires de master. En effet, avec la tendance à
privilégier l’édition et la publication en ligne des œuvres de l’esprit via des
plateformes spécialisées, il s’offre une opportunité jusque là sans précédent,
pour les chercheurs d’atteindre un public insoupçonné, quasi-mondial et de ce
fait, participer au renouveau de la recherche pour lequel les universités
africaines peuvent et doivent jouer un rôle prépondérant devant ce que l’on
qualifie de nos jours, de la crise intellectuelle du monde francophone dont les
références n’ont pas quasiment pas changé depuis bientôt un siècle. Toutefois,
tenons-nous à préciser ici, que le fait de vouloir mettre en place un cadre
réglementaire et institutionnel d’administration et de gestion de la propriété
intellectuelle à l’UGB ne constitue nullement une négation, une remise en cause
ou une substitution des législations sur la propriété intellectuelle qui
existent au niveau national ; nous voulons dire l’Accord de Bangui révisé
du 24 Février 1999 entré en vigueur en Mars 2002 dans le domaine de la
propriété industrielle et la Loi 2008-09 du 25 Janvier 2008 sur le droit
d’auteur et les droits voisins au Sénégal. Mieux encore, toute la réflexion
autour de ce projet sera menée à la lumière des principes édictés par les
législations citées ci-dessus".
L La recherche à l’Université
Gaston Berger, comme dans d’autres établissements universitaires, a
essentiellement comme objectif l’acquisition et le développement de nouvelles
connaissances scientifiques et de nouvelles technologies, leur transfert auprès
du milieu industriel et d’autres organismes, leur utilisation au niveau des
enseignements et enfin la formation des jeunes chercheurs qui pourront à leur
tour participer au processus d’innovation et de transfert. Cette activité de
recherche s’organise principalement autour
de deux écoles : l’Ecole Doctorale des Sciences de l’Homme et de la Société(SHS) et l’Ecole Doctorale des Sciences et des
Technologies.
Dans un contexte où
tous les observateurs avertis s’entendent pour souligner l’importance
croissante du savoir scientifique et du savoir-faire technologique, la
recherche acquiert une valeur et une portée économique et sociale tout à fait
cruciale, tant à court terme que dans une perspective plus stratégique. Il faut constater par
ailleurs que, comme la plupart des activités humaines, la recherche
scientifique ou plus largement la recherche-développement ne se suffit pas à
elle - même. Plus que jamais en effet, le chercheur doit s’intégrer dans un
système complexe d’interactions multiples avec d’autres agents socio-économiques
issus des milieux universitaires, gouvernementaux et privés: " La recherche universitaire apparait ainsi comme un
rouage de plus en plus crucial de notre développement économique et de la
création de richesse, mais un rouage d’une grande complexité dès lors qu’on
tente de saisir la dynamique des interactions et des enjeux concernés. D’où l’importance de la
tenue de ces journées de réflexion et de planification de la politique de
propriété intellectuelle dont les objectifs sont au nombre de cinq (5): définir une politique universitaire en matière de propriété
intellectuelle et de transfert de technologie et participer à leur mise en
œuvre ; de réfléchir sur des stratégies de valorisation des résultats de
la recherche ; de négocier avec les tiers et pour le compte de l’université, la
cession des titres de propriété industrielle et les contrats de droit
d’auteur ou des contrats de partenariat dans le domaine de la
propriété intellectuelle; d'aider à la mise en place d’un environnement institutionnel de protection
de la propriété intellectuelle au sein de l’UGB qui soit à la fois assez sécurisant et incitatif
pour les chercheurs et les usagers du système (entreprises, les
particuliers, l’Etat, les ONG, etc.) et de créer un cadre de coopération et de partenariat entre l’Université génératrice d’actifs de
propriété intellectuelle et les
entreprises ou les tiers utilisateurs de
cette masse de critique; d'aménager un cadre juridique assez vertueux qui offre des conditions mutuellement
avantageuses pour les chercheurs et ceux qui utilisent les
résultats de leurs travaux et d'assurer des séances régulières d’animation et de
formation sur les questions de propriété intellectuelle au sein de l’université ".
Au
sortir de ces deux jours de reflexion, l’UGB aura défini une politique
universitaire en matière de propriété intellectuelle et de transfert de
technologie est aura mis en place l’environnement
institutionnel de protection de la propriété intellectuelle qui soit à la fois assez sécurisant et incitatif pour
les chercheurs et les usagers du système (entreprises, les particuliers,
l’Etat, les ONG, etc.).
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