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LEGISLATIVES 2022 A SAINT-LOUIS: MACKY SALL DONNE LE TON

 


A Saint-Louis du Sënégal,  la coalition présidentielle lance sa campagne électorale avec une grosse mobilisatiin politique. autour de l'inauguration d'un tout nouvel aéroport internatiinal et de la toute nouvelle digue de protection contre l'avancée de la mer. Mais la pose de la première pierre pour la construction du tout nouvel hopital de nuveau 4 sera sans nul doute l'un des évènements les plus attendus par les Saint-Louis lors de la tournée économique du Président Macky Sall jeudi prochain. Le Coordonnateur et candidat de Bby ã SaintLouis donne plus de précisions au micro de Gamby Diagne https://youtu.be/D4ndRamlU6k

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PRESIDENTIELLE 2019: Khalifa Sall vote Idrissa Séck

L’ex-maire de Dakar va soutenir Idrissa Seck à l’élection présidentielle du 24 février. C’est Sud Quotidien qui donne l’information. Contacté par le journal, un proche de, Khalifa Sall confirme l’entente scellée entre les deux hommes : «C’est tout à fait logique que les "Khalifistes" apportent leur soutien à Idrissa Seck».

Un maire de "Taxawu Dakar" de rappeller «le sacrifice fait par Idrissa Seck qui a préféré laisser la tête de liste nationale de "Taxawu Sénégal"aux législatives à Khalifa Sall, lui permettant ainsi de devenir député, et prendre le risque d’aller perdre à Thiès».

Khalifa Sall n’est pas le seul soutien décroché par Idrissa Seck. Cheikh Bamba Dièye, ex-maire de Saint-Louis, va aussi intégrer la coalition Idy 2019 qui porte sa candidature. Alors que d’autres "khalifistes" disent attendre le verdict de la Cedeao pour prendre position.


Auteur: Seneweb News - SenewebNews-RP

Météo Saint-Louis,Sénégal
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ESCLAVAGE: Les vestiges à sauvegarder de Saint-Louis

Aujourd’hui, nombreux sont les Saint-Louisiens qui ignorent encore que leur ville était une plaque tournante de l’esclavage. Pourtant ils doivent savoir qu’ici, les esclaves pouvaient hériter de leur maître ses biens. Une situation suffisamment éloquente sur les relations qu’ils entretenaient à cette époque. Certains ont préféré se donner la mort lorsque le sort décidât qu’ils devaient quitter leur maître.  

A Saint-Louis, Chaque bâtiment est une histoire. Et ce ne sont pas les guides touristiques qui diront le contraire. En dehors d’avoir été capitale  de l’AOF, du Sénégal ou encore de la Mauritanie, Saint-Louis du Sénégal a incarné la capitale de la Téranga. Selon Amadou DIOP, Président des guides touristiques de Saint-Louis, le
patrimoine doit être protégé. Pourtant, il y a un site que les autorités ignorent royalement dans la stratégie de conservation du patrimoine mondial : l’ancienne esclaverie. Le bâtiment se trouve exactement en face de l’actuel hôtel de la Tour de l’ile, au quartier Nord. Il est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Les instruments qui y servaient à la pratique de l’esclavage sont tous enlevés on ne sait par qui, sous prétexte que c’est une période honteuse de l’histoire de la ville. Alors pourquoi y avoir laissé les statues de ceux qui en étaient les maîtres d’œuvre, les
colons négriers ? Pourquoi alors tarder à enlever leurs noms des rues de la ville.
Nous nous sommes rendus dans le site pour essayer d’y trouver des vestiges de cette histoire sombre de la ville. Même durant cette période, Saint-Louis a incarné la Téranga pour les captifs. Amadou DIOP nous précise que la première esclaverie date des années 1820 : « Elle avait des cachots à l’intérieur.  La pratique de ce commerce vient du fort de Saint-Joseph de Bakel.  Sur les 209 concessions recensées à l’époque à Saint-Louis, il n’y avait que 27 qui n’avaient pas d’esclave. Mais c’était l’esclavage domestique. On les gardait
dans l’esclaverie pendant quatre à cinq jours avant d’être vendus dans les maisons. On les appelait les  « captifs de case ». Les plus robustes étaient acheminés sur Gorée.  De là-bas, une seconde sélection se faisait.  Les moins aptes à faire le voyage par mer étaient retournés à Saint-Louis ». Ils étaient considérés comme des chanceux. Ici à Saint-Louis, les esclaves étaient bien traités : « les maîtres attachaient beaucoup d’importance à leurs esclaves.  Certains dont le sort voulait déplacer hors de Saint-Louis se donnaient la mort. Il y a eu durant cette période des esclaves qui ont hérité les biens de leur maître ».  Aujourd’hui le fait d’avoir enlevé les anneaux et les chaines qui ont servi durant ces transferts portent préjudice à la conservation du patrimoine de l’humanité.

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HISTORIQUE! Ndarbuzz franchit la barre des 2 000 000 "Jaime" sur facebook

Depuis ce matin, votre portail internet préféré Ndarbuzz affole l'audimat et a dépassé les 2 000 000 "J'aime" sur Facebook. Une performance internationale à saluer si tant est qu'après s’être classé dans le must du net mondial depuis avril 2015 en devenant 21ème site mondial, Ndarbuzz continue de mener les débats grâce à vous tous qui aimez nos contenus et le dites. Merci encore à vous tous de nous faire confiance. Le meilleur est à venir. Nous en profitons pour vous annoncer l'information: Ndarbuzz est entrain de construire ses propres studios de retransmission en direct pour plus de réactivité par rapport à l'offre d'information, formation et d'éducation que nous vous devons!
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HISTORIQUE POUR LE FOOTBALL FEMININ: Le lycée Ameth Fall écrase Tédoungal de Vélingara 24 buts à 0

Le lycée Ameth Fall de Saint-Louis a créé la sensation ce Dimanche matin en battant l’équipe de Vélingara sur la marque sans appel de 24 buts à 0. Un score fleuve qui conforte les Saint-Louisiennes dans leur place de leader du championnat de foot féminin à quelques journées de la fin.
L’équipe de Bassouaré Diaby qui aligne les succès depuis plusieurs journées a en effet eu le pied trop lourd face à des sudistes battues déjà à l’aller sur la marque de 10 buts à 0. A la mi-temps déjà la messe était dite pour les visiteuses qui étaient menées 19 à 0. Dominée à outrance par une équipe du lycée Ameth Fall trop forte, elles ne verront plus presque le ballon devenu une propriété des Saint-Louisiennes qui seront sans pitié pour leurs hôtes battues finalement 24 buts à 0. De mémoire de Saint-Louisien jamais un tel score n’a été enregistré en football. Le lycée Ameth Fall qui a reçu des renforts cette saison pourrait même avoir battu un record national. Grâce à cette victoire les joueuses de Bassouaré Diaby qui occupent la tête du classement du championnat de football féminin sont bien parties pour remporter leur premier titre national. A noter qu’au cours de cette partie Binta Diakhaté (image ci-dessus) dite Messi a marqué 8 buts. Auteur de 16 buts depuis le début du championnat elle est le meilleur buteur du championnat.

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POT DE DEPART DE MME AWA THIOUNE DE L'ESPACE-JEUNES: Sauvegarder les acquis de 200 millions FCFA

Un stock de matériels de 200 millions FCFA est laissé à l'Espace-Jeunes de Saint-Louis du Sénégal. La structure a retrouvé la confiance des jeunes de la ville qui ont fini de s'en
approprier. C'est le bilan de Mme Awa Thioune désormais ex Directrice de l'Espace-Jeunes qui était fêté parce qu'admise à jouir à une pension de retraite après une quinzaine d'années de bons et loyaux services:


Son successeur à la tète de cette institution chargée d'histoire porte le nom de Birane Ndiaye (image ci-contre). Golbert Diagne en a profité pour rappeler les différentes étapes de la vie historique de l'Espace Jeunes de Saint-Louis du Sénégal:

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CLASSEMENT MONDIAL DES SITES DE SAINT-LOUIS: Après NDARBUZZ (21ème), le second vient à la 1 500 000ème place

Après la brillante consécration de NDARBUZZ en sa qualité de 21ème site mondial, la ville de Saint-Louis peut également s'enorgueillir de son second site classé 1 500 000 et quelques ème. Loin d'ètre ridicule, cette performance est à saluer si tant est que pas moins de 400 000 sites sont créés chaque jour à travers le monde. Mais il faut signaler tout de même que les tests qui ont été effectués deux fois de suite devant les journalistes de Saint-Louis et un autre de Dakar, avaient mis en compétition seulement deux sites de Saint-Louis: NDARBUZZ et NDARINFO. Ces tests ont été opérationnalisés sur la machine de travail de NDARINFO qui a beaucoup investi dans les équipements de pointe. Nous saluons également cette belle performance du site NDARINFO de Saint-Louis du Sénégal. Nous souhaitons à Doomou ndar, Ndar 24, Ndarfoot et à Saint-Louis Média News le même rayonnement que Ndarbuzz et Ndarinfo. Ils font un excellent travail de promotion de Saint-Louis du Sénégal. Ndarbuzz profite de l'occasion pour lancer un appel à l'union des acteurs du web saint-louisien. C'est le seul moyen pour se faire respecter
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CONSÉCRATION DE "NDARBUZZ 21ème MONDIAL": Merci à tous ceux qui nous félicitent, bravo pour les autres.

Depuis avant-hier, de partout, les gens nous appellent pour nous signifier leur marque de sympathie. Nous leur rendons à tous, nos hommages déférents parce que tout simplement, c'est bien chacun parmi vous qui en a décidé ainsi. Nous ne perdrons de vue que c'est à vous que nous devons cette performance inédite. Il n'est pas en effet donné à un site de Saint-Louis ou du Sénégal d'avoir cette puissance de percée dans le monde numérique. Tout l'honneur revient à chacun des visiteurs qui nous font confiance. Nous continuerons à mettre à votre service la vingtaine d'années d'expérience en journalisme acquise ici à Saint-Louis du Sénégal. Ma génération est aujourd'hui leader au Sénégal.
Nous sommes Alioune Badara FALL, patron de l'Observateur, Malal Junior DIAGNE, de la RFM, Bougane Gueye Dany, patron de SEN TV, Marie Diop MD, EXCAF Saint-Louis, pour ne citer que ceux-là. Voilà-là quelques repères qui vous permettront de vous conforter dans votre choix de nous accompagner dans ce difficle chantier d'amener Saint-Louis du Sénégal PARTOUT dans le monde. Si Saint-Louis du Sénégal est connue partout dans le monde gràce à son passé historique, Nous comptons résolument participer au maintien de ce flambeau très haut. Parce que c'est notre conviction. 
Gamby DIAGNE
DG NDARBUZZ 
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LA CHARTE DE NDARBUZZ: "Amener Saint-Louis du Sénégal partout dans le monde entier"

NDARBUZZ est un site d'informations générales. Il est créé par l'Agence Saint-Louis Média pour promouvoir Saint-Louis du Sénégal à travers le monde. Son crédo est: "Amener Saint-Louis du Sénégal partout dans le monde entier". NDARBUZZ se veut la vitrine de l'ancienne capitale de l'AOF. C'est la raison pour laquelle, vous verrez fréquemment reprises ici dans nos colonnes les actualités de la sous région ouest africaine. Saint-Louis, à travers nos radars, doit retrouver son lustre d'antan pour mieux s'ouvrir vers le rayonnement de son présent et de son futur. 
NDARBUZZ veut incarner les valeurs républicaines et traditionnelles qui avaient de Saint-Louis le chantre du modèle de la démocratie à l'africaine. C'est maintenant le moment où jamais Saint-Louis doit se positionner comme locomotive comme de par son passé glorieux.
C'est son destin et NDARBUZZ va accompagner. Aujourd'hui, NDARBUZZ donne le ton en se classant 21ème mondial. La ville tricentenaire a toujours été dans les premières de la sous région et du Sénégal: capitale de l'AOF, du Sénégal, de la Mauritanie, de la Téranga ou encore du bon gout. 
Aujourd'hui, NDARBUZZ s'inscrit dans cette tradition en étant le premier site saint-louisien à se classer 21ème mondial pour tirer vers le haut le reste des wagons. Avec l'Agence Saint-Louis Média, Saint-Louis était la première ville à faire de la télévision numérique en direct en 2009 déjà. Le FESMAN nous fera confiance par la suite pour non seulement diffuser ses concerts de Saint-Louis via notre plateau mais pour lui ouvrir une page via notre site. 
A l'époque, Amara Traoré, Me Alioune Badara Cissé ou encore Balla Fall étaient les seuls Saint-Louisiens qui croyaient à notre projet. Aujourd'hui, tous les sites de Saint-Louis et du Sénégal se sont lancés dans ce créneau. A l'époque, nous étions les premiers à investir Youtube ou encore US STREAM pour faire du direct audiovisuel. Nous étions le premier site au Sénégal à bénéficier des largesses de Youtube qui nous permis de diffuser des vidéos plus de 15 minutes dans notre compte. Avec l'avènement de Bamba Dièye à la tète de la municipalité, il nous fera confiance pour couvrir en direct un rencontre internationale sur l'environnement à Saint-Louis organisée par la mairie de Saint-Louis. Une aventure folle qui fera exploser notre confrère El Hadji Tall, alors journaliste à Saint-Louis pour le journaliste l'Observateur: Nous avons désormais notre télévision à Saint-Louis". Il venait alors de découvrir les images du direct de la rencontre sur son ordinateur portable mini rouge. Pourtant, nous avons toujours porté le triomphe modeste mème lorsque le FESNAC 2007 à Saint-Louis nous fit confiance pour la couverture via le direct audiovisuel numérique. 
Ce n'est donc point une surprise si au bout de cette saga, NDARBUZZ soit le finisseur en dominant la presse en ligne.
Lui nous avait soutenu et motivé lorsque nous atterrîmes dans un point de presse à Dakar pour préparer le match Sénégal-Iles Maurice. Malal Junior DIAGNE, criait partout que Sa Ville natale a créé une télévision numérique en nous présentant les confrères de Dakar. Abdoulaye DABO et Malick THIANDOUM nous avaient encouragé sans comprendre de quoi retournait notre projet.   
  
Météo Saint-Louis,Sénégal
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NDARBUZZ RESTERA DEFINITIVEMENT BLOGSPOT: Notre portail est classé 21ème mondial

Qui l'eut cru? C'est à l'hilarité générale que NDARBUZZ est sorti 21ème site mondial à la suite d'un test effectué aujourd'hui à Saint-Louis sous la supervision de Bamba Touré, journaliste au site Leral.net devant des confrères journalistes de Saint-Louis. Tout est parti du nombre d'internautes qui aiment le contenu de nos articles. Devant le gène, chez certains, causé par notre performance de plus d'1 400 000 clics "j'aime", le besoin de savoir si c'est un trucage ou non s'est fait sentir au point de procéder au test de "site rank" de NDARBUZZ. Et lorsque la colonne "site rank" a affiché "21th", ce fut l'étonnement général. Votre site préféré a confirmé son leadership désormais incontestable dans le paysage de l'audiovisuel en ligne au Sénégal et à travers le monde. Oui, NDARBUZZ a décidé du coup de rester définitivement BLOGSPOT. 
En effet, NDARBUZZ est site de Google à travers son Blogger. C'est une propriété exclusive du plus puissant moteur de recherche et de référencement au monde. Et ça aussi, c'est incontestable. Ce n'est donc pas surprenant que NDARBUZZ devienne une référence mondiale en matière de leadership. Maintenant que les dés sont jetés et le jeu fait, nous tenons quand-même à préciser que l'équipe de NDARBUZZ a le triomphe modeste d'autant plus que tout le mérite revient à Google. Le site est intégralement financé par Google et Blogspot, sa filiale de propulsion. Tout autant que Google, d'autres sites partenaires de ce dernier comme Technorati assurent la diffusion de nos contenus partout dans le monde et dans toutes les langues du monde codées qui servent de support. Et c'est là que les performances se sont jouées. 
Le 1 400 000 de "j'aime" enregistrés par les clics de nos visiteurs est donc la partie visible de l'iceberg et le meilleur reste à venir. Bravo à chacun parmi vous qui y ont contribué.   
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DU CONSEIL GENERAL A L’ASSEMBLEE REGIONALE: C’est ici que l’indépendance du Sénégal est prononcée

Ce magnifique bâtiment fut construit en 1888 pour accueillir les assemblées coloniales à Saint-Louis du Sénégal. La riche décoration en fer forgé du balcon, les colonnes engagées du premier étage, les moulures des portes et fenêtres montrent l’importance de l’édifice pour Saint-Louis. A l’intérieur, l’imposante salle de réunion dispose d’un magnifique plafond de bois peint en caissons décorés, dernier vestige de la grandeur des réunions qui illustrèrent
l’Histoire du Sénégal. L’administration coloniale de Saint-Louis connut de nombreuses évolutions.
1840 voit la création du Conseil général dont les membres sont élus parmi les notables pour conseiller le gouverneur dans la gestion de Saint-Louis puis dès 1879, de l’Assemblée de la colonie du Sénégal. De 1895 à 1902, Saint-Louis fut la capitale de
l’Afrique Occidentale Française (AOF). En 1920, le Conseil colonial remplace l’Assemblée générale avant de devenir Assemblée territoriale en 1952. Du transfert de la Capitale du Sénégal à Dakar en 1958 à 1993, cet édifice à été le siège de la région du Fleuve. En 1993, le centre culturel régional y a été installé. Aujourd’hui, il accueille le siège du Conseil département de Saint-Louis. Anecdote : Le premier conseil des ministres décentralisé du gouvernement du Président Macky Sall y a été tenu.
Gamby DIAGNE
ZTS

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TRAITE NEGRIERE - SAINT-LOUIS FUT AUSSI PLAQUE TOURNANTE: « Des esclaves y ont hérité les biens de leur maître »

Aujourd’hui, nombreux sont les Saint-Louisiens qui ignorent encore que leur ville était une plaque tournante de l’esclavage. Pourtant ils doivent savoir qu’ici, les esclaves pouvaient hériter de leur maitre ses biens. Une situation suffisamment éloquente sur les relations qu’ils entretenaient à cette époque. Certains ont préféré se donner la mort lorsque le sort décidât qu’ils devaient quitter leur maitre. ZTS a fait un tour du coté de l’ancienne esclaverie pour s’y recueillir.  

A Saint-Louis, Chaque bâtiment est une histoire. Et ce ne sont pas les guides touristiques qui diront le contraire. En dehors d’avoir été capitale  de l’AOF, du Sénégal ou encore de la Mauritanie, Saint-Louis du Sénégal a incarné la capitale de la Téranga. Selon Amadou DIOP, Président des guides touristiques de Saint-Louis, le
patrimoine doit être protégé. Pourtant, il y a un site que les autorités ignorent royalement dans la stratégie de conservation du patrimoine mondial : l’ancienne esclaverie. Le bâtiment se trouve exactement en face de l’actuel hôtel de la Tour de l’ile, au quartier Nord. Il est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Les instruments qui y servaient à la pratique de l’esclavage sont tous enlevés on ne sait par qui, sous prétexte que c’est une période honteuse de l’histoire de la ville. Alors pourquoi y avoir laissé les statues de ceux qui en étaient les maitres d’œuvre, les
colons négriers ? Pourquoi alors tarder à enlever leurs noms des rues de la ville.
Nous nous sommes rendus dans le site pour essayer d’y trouver des vestiges de cette histoire sombre de la ville. Même durant cette période, Saint-Louis a incarné la Téranga pour les captifs. Amadou DIOP nous précise que la première esclaverie date des années 1820 : « Elle avait des cachots à l’intérieur.  La pratique de ce commerce vient du fort de Saint-Joseph de Bakel.  Sur les 209 concessions recensées à l’époque à Saint-Louis, il n’y avait que 27 qui n’avaient pas d’esclave. Mais c’était l’esclavage domestique. On les gardait
dans l’esclaverie pendant quatre à cinq jours avant d’être vendus dans les maisons. On les appelait les  « captifs de case ». Les plus robustes étaient acheminés sur Gorée.  De là-bas, une seconde sélection se faisait.  Les moins aptes à faire le voyage par mer étaient retournés à Saint-Louis ». Ils étaient considérés comme des chanceux. Ici à Saint-Louis, les esclaves étaient bien traités : « les maitres attachaient beaucoup d’importance à leurs esclaves.  Certains dont le sort voulait déplacer hors de Saint-Louis se donnaient la mort. Il y a eu durant cette période des esclaves qui ont hérité les biens de leur maitre ».  Aujourd’hui le fait d’avoir enlevé les anneaux et les chaines qui ont servi durant ces transferts portent préjudice à la conservation du patrimoine de l’humanité.

                                                       Gamby DIAGNE

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INAUGURATION SIEGE RENOVE DE LA RTS: Golbert DIAGNE désigné parrain par Dakar

Rénové par Eiffage Sénégal, le siège de la RTS à Saint-Louis a subi une véritable cure de jouvence et sera inauguré jeudi prochain. Et c'est Alioune Badara DIAGNE Golbert qui est désigné par Dakar comme étant le parrain de la cérémonie qui sera rehaussée par la présence des ministres de la Communication de la Mauritanie et du Mali et de M. Mbagnick Ndiaye, ministre Sénégalais de la Culture et de la Communication.Baba Maal, lead vocal fera le déplacement à Saint-Louis pour avoir été propulsé pour la première fois à travers les ondes gràce à la Chaine 3 de la RTS par le truchement de Golbert DIAGNE alors reporter. Golbert DIAGNE est fait parrain de la journée parce qu'ayant fait basculer la station dans la bande FM au milieu des années 90 en sa qualité de Chef de station. Créée en 1957, la Radio Saint Louis a servi de locaux pendant plusieurs années à Radio Mauritanie avant l’indépendance de la République Islamique.Radio Mali née des cendres de Radio Inter à la faveur de la Fédération du Mali est devenue le 20 août 1960 Radio Sénégal. Image
Météo Saint-Louis,Sénégal
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Saint-Louis a abrité le premier escadron des Spahis (actuelle garde présidentielle) en 1845

La Garde Rouge du Sénégal est née au XIVème siècle sur les rivages de la Méditerranée. Pour assurer sa protection et la cohésion de ses armées, Amurât 1er, prince et guerrier Ottoman (1319-1389), crée un corps de cavaliers qu’il baptise "Spahis", qui signifie "Cavalier du matin" en persan. Entraînés et armés, les spahis confirment leur réputation de redoutables guerriers sur tout le pourtour de la Méditerranée et en Afrique du Nord.Au XVIème siècle, ils assoient le pouvoir des beys d’Alger et deviennent les gardiens de la tradition équestre militaire turque. Ils prennent bien soin de conserver leurs signes de reconnaissance ottomans : turban, musique et drapeaux.Après la capitulation du Bey d’Alger le 5 juillet 1830, les autorités françaises, en charge des terres algériennes, intègrent peu à peu ces guerriers à leurs bataillons d’éclaireurs.
Ils reprennent le concept des cavaliers spahis dans leur armée, et permettent ainsi à ces guerriers de perpétuer leur art.C’est ainsi qu’est née, de façon officielle, la "Cavalerie indigène", qui portera successivement les noms d’ "Escadron Mamelouk", de " Chasseurs d’Afrique" puis de "Chasseurs Spahis".
Les Spahis sillonnent le pourtour du Sahara, et un escadron spécial est détaché à Saint-Louis du Sénégal en 1845 pour régler les différends des tribus le long du fleuve Sénégal.
Les premiers Spahis sénégalais sont nés. Par leur efficacité et leurs qualités militaires, ils renforcent plus que jamais le prestige du blason de ce bataillon. En 1928 ils prennent le nom de “Garde coloniale“, puis en 1960, à l’Indépendance, son appellation devient il devient “Garde présidentielle“ plus souvent connue sous le nom commun de Garde Rouge de la Présidence. Elle est également une unité de parade et d’escorte, où elle peut montrer son élégance et sa dextérité lors de fantasias et carrousels. A travers les couleurs sénégalaises, la "Garde Rouge" continue de faire vivre la légende et la mémoire de ces cavaliers du matin.Formation spécialisée de la Gendarmerie nationale du Sénégal, la Légion de Sécurité, appartenant à la Gendarmerie Mobile, est chargée de la sécurité et du service d’honneur du chef de l’État. Elle comprend trois groupes d’escadrons :
Le Groupe d’ Escadrons de la Garde Présidentielle
(G.E.G.P.), réparti en un escadron à pied, doté de l’uniforme des gardes rouges et assurant la garde au Palais présidentiel, un escadron de gendarmes à pied assurant les différents services de sécurité autour du Palais. Le Groupe d’Escadrons de Protection (G.E.P.) comprend deux escadrons qui assurent la sécurité du Président de la République, des membres de sa famille et de leurs résidences, à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire national.
Le Groupe d’Escadrons d’Escortes et de Services (G.E.E.S.) comprend l’Escadron Monté de la Garde Rouge, un Escadron Motocycliste et un Escadron Hors Rang.Image
Météo Saint-Louis,Sénégal

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Ville coloniale, Saint-Louis garde les traces de la France !

Dakar, il est 10h30, le soleil est déjà au zénith et il tape trop fort. Chapeau et bouteilles d'eau sont et chapeau sont indispensables. Pour être un peu plus à l'aise, nous avons pris Peugeot familiale communément appelée "Une sept places" pour nous trois à la gare routière de Dakar, destination Saint-Louis 254 Km. Pas des policiers de roulage ni des gendarmes pour arrêter le chauffeur ou racketter les passagers...C'est vert-vert que nous déballons cette route bien construite, balisée avec ses centaines dos d'âne. Au chauffeur, nous lui faisons remarquer qu'en France il aurait perdu ses 12 points de conduite le même jour et serait sans permis de conduire. Stoïque, il nous répond par une boutade: "Au Sénégal, tous les chauffeurs qui ont respecté la priorité et le code de conduite sont morts" ! Éclat de rire dans la Peugeot qui roule à vive allure dont on ne sait même pas à combien de Kilomètres roulons-nous ! Depuis Dakar, nous voyons défiler des plusieurs villes: Rufisque à 28km, Sangalkam à 37km, Kayar à 58km, Thies à 70km, Mbour à 83km, Tivaouane à 92km, Diourbel à 146km, Kébémer à 155km, Louga à 203km et Saint-Louis à 254km ! Des pastèques, oranges, sachets d'arachides, l'eau nous sont proposés tout au long de la route, nous avalons le goudron durant cinq heures de route! Pour un observateur avisé Saint-Louis est divisé en deux: la ville coloniale et ses bâtiments datant de l'époque et la cité avec ses réalités. Le quartier des pécheurs est emblématique. Mais la pauvreté y est présente. Les moutons, chèvres habitent avec les hommes, les poubelles sont déversées dans l'océan.



Sur l’une des principales places de la ville de Saint-Louis, au Sénégal, trône la statue du général Faidherbe, gouverneur du pays pendant la période coloniale, avec une plaque où on peut lire "le Sénégal reconnaissant". Une inscription jugée "insultante" par un blogueur du Sénégal qui a lancé une campagne en ligne pour demander le retrait de la statue. Louis Faidherbe était le gouverneur du Sénégal entre 1854 et 1865, époque où Saint-Louis était la capitale de l’Afrique occidentale française. La statue a été érigée en 1887, deux ans avant la mort du général. "Je n'appelle pas à déboulonner la statue, je souhaite juste créer un débat" Début septembre, Doudou Ngom, un blogueur et cyberactiviste originaire de Dakar, se rend pour la première fois de sa vie à Saint-Louis dans le cadre d’une formation. Au détour d’une promenade, il découvre la statue. Ce n’est pas la statue en elle-même qui m’a posé problème, mais plutôt l’inscription "À Louis Faidherbe, le Sénégal reconnaissant". C’est une inscription qui pose la question "est-ce que la colonisation a été préjudiciable ou positive pour le Sénégal ?", et c’est évidemment une question à laquelle on ne peut pas répondre par oui ou par non. C’est un avis totalement personnel, mais qui me semble mériter un débat beaucoup plus large, et c’est pour ça que j’ai publié cette tribune pour prendre position sur Facebook. Je suis pour le maintien des personnages historiques qui font partie de l’histoire du Sénégal, mais pas pour l’interprétation qui en est faite dans cette inscription. Mon avis personnel, c'est que la colonisation a été préjudiciable aux Sénégalais. J’ai constaté que je n’étais pas le seul à avoir des réserves vis-à-vis de cette statue lorsque j’ai relayé ce post dans des groupes de Saint-Louis sur Facebook. Actuellement, nous prévoyons de lancer une pétition pour recueillir au moins 5 000 signatures et présenter nos doléances à la mairie de la ville. Cette initiative est totalement pacifique, il n’est pas question de s’en prendre à un monument ou de le déboulonner mais plutôt de créer un débat. Doudou Ngom n’est pas le premier à lancer une telle initiative vis-à-vis de cette statue : entre 2011 et 2012, un mouvement panafricaniste (SeMett) avait mené plusieurs actions avec des habitants de la ville de Saint-Louis en lançant des œufs sur la statue ou en l’habillant avec des costumes traditionnels sénégalais. Des photomontages de rouleaux de papier toilette "Faidherbe" avaient même été diffusés sur la Toile pour exprimer leur indignation. Aly Sene, directeur adjoint des services techniques municipaux de la ville de Saint-Louis, explique : La statue appartient à une zone classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui fait partie d’un ensemble culturel intégré à la ville de Saint-Louis. Cependant, cela ne lui confère pas une protection particulière car elle n'est pas classée au titre de "monument historique" selon nos inventaires. Si à ma connaissance, aucun projet ne prévoit de déplacer ou d'enlever une partie ou l'ensemble de la statue pour le moment, c'est le droit le plus total de ces citoyens de déposer une pétition qui pourrait être un nouveau point de départ pour mieux poser le débat sur le "patrimoine colonial". Plusieurs autres monuments sénégalais portent le nom de Louis Faidherbe, notamment le principal pont de la ville de Saint-Louis. En 2011, Abdoulaye Wade avait expliqué lors de la rénovation du pont que ces édifices étaient des "symboles de l’amitié et de la coopération entre la France et le Sénégal".
Fondée en 1659 et nommée ainsi en l’honneur du Roi de France, la ville de Saint-Louis du Sénégal est dès 1664 établit par la compagnie Française des Indes Occidentales en comptoir commercial. Située aux confins de l’Océan atlantique et du désert du Sahara, sur une île à l’embouchure du fleuve Sénégal, la ville de Saint-Louis du Sénégal est la capitale de la colonie française et de l’Afrique Occidentale Française jusqu’en 1902. Saint-Louis restera la capitale du Sénégal et de la Mauritanie jusqu’en 1957.
Mediapart.fr, Freddy Mulongo, Radio Réveil FM International et ndarbuzz Image
Météo Saint-Louis,Sénégal
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L’Afrique francophone dans la Première Guerre mondiale (Catherine Coquery-Vidrovitch)

La Première Guerre mondiale fut un tournant clef pour l’Afrique subsaharienne, et particulièrement pour l’Afrique française à l’ouest et l’Afrique britannique dans le reste de l’Afrique intertropicale et australe. Ce fut un moment à la fois de grande ouverture et de grande souffrance.
Pour la première fois, les Africains de qui jusqu’alors les Européens n’exigeaient que soumission et travail, furent sommés de participer à la mondialisation en cours par leur contribution physique et matérielle au conflit mondial.
Engagement des Africains
Celui-ci fut très tôt engagé sur le sol africain. En Afrique occidentale (AOF) comme en Afrique équatoriale (AEF), les colonies des belligérants se côtoyaient. Dans les premières années de la guerre, le Togo en AOF et le Cameroun en AEF, deux colonies allemandes, passèrent sous contrôle français et britannique, non sans dégâts du côté africain : en 1914 le chef Douala (Cameroun) Douala Manga Bell fut pendu avec son secrétaire par les Allemands qui l’accusèrent d’avoir voulu pactiser avec les Français. Les Britanniques mirent aussi la main sur le Tanganyika allemand et, par le biais de la république sud-africaine (indépendante depuis 1910 et membre du Commonwealth), sur le Sud-ouest africain (aujourd’hui Namibie). Sous la conduite des Français, des troupes africaines, les « tirailleurs sénégalais », menèrent le combat. On envoya aussi des Africains « originaires » des quatre communes du Sénégal de statut municipal français (Gorée, Saint-Louis du Sénégal, Dakar et Rufisque) pour remplacer les fonctionnaires français appelés au front. Les recrutements allaient devenir systématiques à partir de 1916. C’est en effet à cette date que le député du Sénégal au parlement français, Blaise Diagne (ce fut, en 1914, la première fois qu’un Noir était élu dans la colonie), négocia la reconnaissance de la citoyenneté française pleine et entière pour les « Originaires » engagés sur les champs de bataille métropolitains. Jusqu’alors, il avait été exclu d’armer les soldats noirs autrement que pour aider à la conquête d’autres colonies. Face à l’hécatombe des tranchées, allait triompher la proposition du général Mangin, jusqu’alors repoussée, de lever une « force noire » pour en compenser les pertes. Près de 200 000 « tirailleurs » allaient être mobilisés en AOF (un peu plus au Maghreb, contre environ 10 000 en AEF et 50 000 en Indochine), dont 135 000 furent envoyés en France où 30 000 furent tués.

Travail forcé au nom de l’effort de guerre  
Sur place, le prix fut d’autant plus cher à payer que, devant les pénuries françaises, pratiquement tous les produits tropicaux d’exportation furent considérés comme « stratégiques » ; la production « indigène » d’oléagineux tropicaux (huile de palme et d’arachide, bois, gomme...) mais aussi les vivres pour approvisionner les troupes (manioc) devinrent pour les paysans des cultures obligatoires à développer au maximum pour des prix fort bas fixés par l’administration. Cette politique provoqua d’importantes carences. On eut recours au nom de l’effort de guerre au travail forcé, pourtant interdit officiellement. Les soldats recrutés fournis par les chefs locaux furent souvent des gens de peu (on estime que les ¾ d’entre eux étaient d’origine servile). Les exigences devinrent telles que le gouverneur général de l’AOF, Van Vollenhoven, qui n’était pourtant pas un tendre, se rebella, arguant qu’on ne pouvait à la fois dépeupler le pays de ses bras tout en exigeant une production accrue. Devant l’obstination du ministère, il démissionna et s’engagea en 1917 sur le front où il mourut en 1918.
Bien que les « originaires » des quatre communes aient obtenu de faire leur service militaire en qualité de Français, ces troupes subirent de plein fouet le choc des grandes batailles où elles servirent parfois de chair à canon. L’ensemble de l’AOF fut donc paupérisé et bouleversé par ces événements.

Des prises de conscience
À terme, les effets politiques et sociaux de la guerre allaient se révéler déterminants dans l’évolution de l’AOF. Du côté français, la guerre fit comprendre les dangers de l’exploitation aveugle menée jusqu’alors. Le ministre des Colonies, Albert Sarraut, allait en tirer un ouvrage qui inspira toutes les tentations de réformes de l’entre-deux-guerres : La mise en valeur des colonies (Payot,1923). Du côté africain, les soldats engagés en France découvrirent un aspect des colonisateurs jusqu’alors ignoré : les Blancs n’étaient pas faits d’un seul bloc et se faisaient une guerre sans merci. Les soldats noirs constatèrent que le racisme ambiant dans les colonies n’avait pas cours de la même façon en métropole. Ce fut pour eux une révélation car jusqu’alors la censure avait tenu les colonisés dans l’ignorance. Il y eut aussi des rencontres avec les jeunes Françaises, avec les familles, et surtout la découverte d’une presse qui leur parut très libre.
Les anciens combattants furent récompensés après-guerre par la dispense de l’indigénat qui limitait strictement les droits des « sujets » (dispense supprimée par le gouvernement de Vichy en AOF lors de la Seconde Guerre mondiale). Une fois rentrés au pays, cela leur donna une liberté de parole interdite jusqu’alors. Leur expérience retentit jusque dans les villages où la plupart revinrent après-guerre. En outre, éventuellement couverts de gloire et de décorations, beaucoup d’entre eux, partis anciens esclaves, revinrent en relatifs privilégiés. L’armée les avait formés au « français tirailleur », un français simplifié. L’administration coloniale eut tendance à se reposer sur eux, et en nomma plus d’un chef de village, ce qui provoqua une véritable révolution sociale interne. Un certain nombre resta en France, où ils lancèrent les premiers mouvements « modernes » de résistance à la colonisation : ainsi Lamine Senghor (sans lien de parenté avec l’ancien président du même nom), ancien tirailleur de la Première Guerre mondiale, adhéra au Parti communiste français et devint l’un des piliers de la résistance anticoloniale clandestine dans les milieux métropolitains noirs de l’entre-deux-guerres. De même, Tiemoko Garan Kouyaté lança en 1931 un journal clandestin, Le Cri des Nègres, et mourut exécuté par les nazis en 1942.
La Première Guerre mondiale ouvrit donc une ère nouvelle, aussi bien du côté français que du côté africain.
 

*Catherine Coquery-Vidrovitch, est historienne. Elle est professeur émérite d’histoire africaine à l’université Paris-VII-Diderot. 
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Météo Saint-Louis,Sénégal
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