Le ministre de la culture et de la communication a remis les clés de la cathédrale de Saint-Louis complètement restaurée dans le cadre du programme de développement touristique (PDT) de Saint-Louis. Ce projet a couté pas moins d'un milliard cent millions fcfa. Pour d'autres détails, suivons les explications du ministre Abdoulaye Diop chargé de la culture et de la communication au micro de Gamby Diagne
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TOURISME: La cathédrale bicentenaire de Saint-Louis en cure de jouvence
Le ministre de la culture et de la communication a remis les clés de la cathédrale de Saint-Louis complètement restaurée dans le cadre du programme de développement touristique (PDT) de Saint-Louis. Ce projet a couté pas moins d'un milliard cent millions fcfa. Pour d'autres détails, suivons les explications du ministre Abdoulaye Diop chargé de la culture et de la communication au micro de Gamby Diagne
TOURISME: L'aéroprt de Saint-Louis reconstruit en mode fast track pour 11 mois
Le ministre du tourisme a annoncé le mode fast track des travaux de l'aéroport de Saint-Louis. Ils vont démarrer dans quelques semaines pour une durée de 11 mois d'un coût de 13 milliards FCFA. Alioune Sarr a également avancé que l'opération de classification des gîtes touristiques est imminente. Le voici au micro de Gamby Diagne
TOURISME: L'insalubrité et l'insécurité font fuir les hôtes
A Saint-Louis, les acteurs du tourisme sont très remontés contre la concurrence déloyale des appartements dits "meublés", contre l'insalubrité ou encore le manque de sécurité. La chambre de commerce de Saint-Louis les a mis autour de la table avec les partenaires pour réfléchir sur ces différentes questions. Suivons le reportage de Gamby Diagne et Ogo Thiaw
ENROBEE DAME: Mme Dior Diagne, Pdte Synd d'initiative du touriemen de SL
ENROBEE HOMME: Amdy Sène, ministère du Tourisme
Météo Saint-Louis,Sénégal Tweet
ENROBEE DAME: Mme Dior Diagne, Pdte Synd d'initiative du touriemen de SL
ENROBEE HOMME: Amdy Sène, ministère du Tourisme
Météo Saint-Louis,Sénégal Tweet
SAINT-LOUIS : « Domou Ndar », un statut en perdition
L’île de Saint Louis et ses bâtis coloniaux, ses monuments classés patrimoine mondial, ses rues larges résistant encore au désordre de l’homosénégalensis, ses maisons typiques noyées sous les bougainvillées, son magnifique crépuscule (Takkusanu Ndar) où le soleil mourant dessine un tableau d’une beauté inédite, ses belles femmes alliant élégance et coquetterie, son Fanal, son mythique bateau (le Bou El Mogdad), sa troupe théâtrale légendaire (Bara Yeggo)… offrent à cette ville tricentenaire un charme incomparable et un secret irréductible. Mais Saint-Louis, ce n’est pas que ce patrimoine matériel et immatériel, c’est aussi des valeurs et une manière de vivre que revendiquent ses fils appelés « Domou Ndar ».
Ce concept renvoie au raffinement, à l’élégance, au sens de l’hospitalité et au parler si particulier des originaires de cette ville. Le signe distinctif touche même l’art culinaire à travers le « thiebou dieune », le plat national dont on dit que ce fut Penda Mbaye, originaire de Guet Ndar, qui l’eût mitonné comme jamais et donné ses plus belles lettres de…goût. « Le « Domou Ndar » a ses caractéristiques et sa spécificité. Nous sommes des gens extrêmement civilisés par le parler, le savoir, l’éducation, le port vestimentaire », clame haut et fort Alioune Badara Diagne Golbert, sans doute un des Saint-Louisiens les plus connus de l’histoire.
L’origine de ces traits distinctifs du Saint-Louisien est à chercher justement dans l’histoire de cette ville qui fut, durant des années, l’épicentre de la colonisation française en Afrique de l’ouest. En effet, tout porte à croire que le fait d’avoir côtoyé la France pendant presque trois siècle a forcément influencé le style de vie des Saint-Louisiens. Ce que semble confirmer Golbert Diagne lorsqu’il avance que le « Domou Ndar » est l’héritier de la tradition, de la culture, de la formation et du développement de manière générale du Sénégal et de l’Afrique occidentale française.
Elégance et hospitalité
Notre ville a été érigée en commune de plein exercice en 1659. Les premiers comptoirs français y ont été implantés. Elle abrite également la première église ainsi que la première grande mosquée du continent. Les premiers cadres formés par la colonisation française sont issus de cette ville. Ils ont été les premiers fonctionnaires occupant les plus hautes fonctions. Les Français ont été obligés de les affecter ailleurs pour gérer l’administration et même former d’autres Africains. Nous avons tiré de cette expérience un style de vie à la française que nous gardons quand même jalousement », explique le journaliste-comédien.
Ahmadou Cissé abonde dans le même sens. Selon le Directeur du Tourisme, de la culture et du patrimoine de la commune de Saint-Louis, il y a sans doute une dose d’influence française chez le « Domou Ndar ». « Même dans le Wolof qu’on parle, il y a une différence, une prononciation bien saint-louisienne, cette nonchalance chez nos femmes. Il y a aussi ce côté érudition. Le « Domou Ndar » apprend le Coran et le français. Autant il peut être avocat, autant il peut être Imam. Cela, nous le devons au fait que la ville fut un foyer ardent et d’écoles coraniques et d’école françaises », dit-il.
Papa Samba Sow dit Zumba, artiste éclectique saint-louisien va plus loin encore. Moins qu’un fruit de l’assimilation de la culture française, le « Domou Ndar », pense-t-il, est celui qui est né dans cette ville et s’est approprié toutes ses réalités socioculturelles et cosmogoniques. « Si l’on est un « Domou Ndar », on connaît et vit le mythe de Mame Coumba Bang, on aime le jeu du faux lion, le Tannbéer, le Fanal, le Takussanu Ndar etc. Bref, le « Domou Ndar » doit avoir l’histoire de Saint-Louis en lui, c’est celui qui cherche à se greffer à toutes les réalités culturelles et cultuelles de Saint-Louis et lui-même se sent accepté par Saint-Louis », justifie-t-il. Aux temps où Saint-Louis était la capitale de l’Afrique occidentale française, tout le monde tenait à avoir des racines, aussi infimes soient-elles avec cette ville, souligne Zumba. Ce qui témoigne de l’aura que pouvait conférer le statut de « Domou Ndar ».
Si le « Domu Ndar » est fondamentalement « un Saint-Louisien de naissance, d’éducation et de culture et se distingue par son amour viscéral pour Saint-Louis, son éducation chrétienne ou islamique, sa politesse, son élégance dans le verbe et dans l’habillement», il n’en demeure pas moins que l’écrivain Moumar Guèye, pense que cette notion peut être également étendue aux Saint-Louisiens d’adoption. Une manière pour le Colonel des Eaux et Forêts à la retraite de prendre le contrepied de ceux qui ont tendance à faire la différence entre « Domou Ndar », « Doli Ndar », « Ndar Ndar ». « Je me suis toujours opposé à cette tentative de catégoriser et de diviser les Saint-louisiens.
Ainsi, certaines personnes distribuent des titres de « grand Saint-Louisien », de « non Saint-Louisien », de « vrai ou faux Saint-Louisien », de « Saint-Louisien naturel » et j’en passe. Voilà donc qu’en agissant ainsi, ces distributeurs de titres de noblesse ou de bassesse, oublient que Saint-Louis du Sénégal est une ville de métissage à tout point de vue », argue-t-il. En effet, selon l’écrivain, il est établi que tous les habitants de cette ville ne constituent pas une population spontanée. Leurs ancêtres viennent, pour la plupart, de France, de Mauritanie, du Mali, du Maroc, du Liban, du Cap-Vert, du Waalo, du Fouta, du Gandiole, du Ndiambour, voire du Cayor et du Baol.
Alors le fait de revendiquer le statut de « Domou Ndar » n’incline-t-il pas vers le chauvinisme et la condescendance vis-à-vis des autres ? « Je continue à croire que cela participe à développer un esprit condescendant chez le Saint-Louisien », admet Ahmadou Cissé. D’ailleurs, si l’on en croit Pruneau de Pommegorge dans son ouvrage « Description de la Nigritie » paru en 1789 et cité par Abdoul Hadir Aidara, ancien Directeur du Centre de recherche documentaire du Sénégal (Crds) dans son livre « Saint-Louis du Sénégal d’hier à aujourd’hui », ce sentiment de supériorité était déjà perceptible à l’époque.
« Les premiers habitants du Sud de l’île furent les émigrés du Cayor et cette ancienneté leur faisait regarder les autres d’un air supérieur », écrit-il. Ce caractère snob perdure encore, reconnaît M. Cissé, chez certains Saint-Louisiens de souche notamment chez les personnes âgées. Zumba fait chorus et souligne que certains nostalgiques vivent encore dans l’univers du « Domou Ndar ». « Le Saint-Louisien est par essence snob. Par son comportement, il semble dédaigner les autres, il fait l’intéressant alors que les besoins sont ailleurs. Le Saint-Louisien commence maintenant à comprendre cette nouvelle donne. Auparavant, il ne bougeait pas, il ne quittait pas son cocon. Aujourd’hui, c’est tout le contraire », soutient-il.
« Dolli Ndar »
D’ailleurs, à propos du Saint-Louisien trop imbu de lui-même, Zumba aime raconter cette anecdote : « Le président Senghor, lors d’un de ses derniers discours à Saint-Louis, avait accusé les Saint-Louisiens d’être trop snobs, d’être des gens qui aimaient trop parler de leur histoire, des gens qui, par leur comportement, semblaient dédaigner les autres. Il disait qu’il n’y avait pas plus Saint-Louisien que celui qui avait investi ou réalisé quelque chose pour cette ville ». Ces « Dolli Ndar » qui, auparavant, étaient regardés d’un œil comminatoire, figurent aujourd’hui parmi les plus dignes fils de cette ville au regard de ce qu’ils lui ont apporté.
Cela, le Saint-Louisien pure souche qu’est Golbert le reconnaît volontiers. « Aujourd’hui, plus qu’hier, dans ma lecture, je me dis qu’ils sont en train de donner un signal très fort, un enseignement important, à ceux qui se réclament ‘’Domou Ndar’’. Ils sont devenus de grands hommes. Ils sont venus à Saint-Louis, ils ont accepté les métiers que les originaires de Saint-Louis ne voulaient pas faire. Par conséquent, ils sont devenus de grands messieurs de l’économie saint-louisienne. Seul le travail paie », soutient-il. Comme quoi, qu’ils soient « Domou Ndar », « Dolli Ndar », ou « Ndar Ndar », le plus important, c’est ce que chaque fils de cette ville lui apporte pour son rayonnement. Tout le reste n’est que nostalgie d’une époque révolue.
Par El Hadj Ibrahima THIAM,
Ibrahima BA (textes) et
Sarakh DIOP (photos)
LE SOLEIL
Météo Saint-Louis,Sénégal Tweet
Ce concept renvoie au raffinement, à l’élégance, au sens de l’hospitalité et au parler si particulier des originaires de cette ville. Le signe distinctif touche même l’art culinaire à travers le « thiebou dieune », le plat national dont on dit que ce fut Penda Mbaye, originaire de Guet Ndar, qui l’eût mitonné comme jamais et donné ses plus belles lettres de…goût. « Le « Domou Ndar » a ses caractéristiques et sa spécificité. Nous sommes des gens extrêmement civilisés par le parler, le savoir, l’éducation, le port vestimentaire », clame haut et fort Alioune Badara Diagne Golbert, sans doute un des Saint-Louisiens les plus connus de l’histoire.
L’origine de ces traits distinctifs du Saint-Louisien est à chercher justement dans l’histoire de cette ville qui fut, durant des années, l’épicentre de la colonisation française en Afrique de l’ouest. En effet, tout porte à croire que le fait d’avoir côtoyé la France pendant presque trois siècle a forcément influencé le style de vie des Saint-Louisiens. Ce que semble confirmer Golbert Diagne lorsqu’il avance que le « Domou Ndar » est l’héritier de la tradition, de la culture, de la formation et du développement de manière générale du Sénégal et de l’Afrique occidentale française.
Elégance et hospitalité
Notre ville a été érigée en commune de plein exercice en 1659. Les premiers comptoirs français y ont été implantés. Elle abrite également la première église ainsi que la première grande mosquée du continent. Les premiers cadres formés par la colonisation française sont issus de cette ville. Ils ont été les premiers fonctionnaires occupant les plus hautes fonctions. Les Français ont été obligés de les affecter ailleurs pour gérer l’administration et même former d’autres Africains. Nous avons tiré de cette expérience un style de vie à la française que nous gardons quand même jalousement », explique le journaliste-comédien.
Ahmadou Cissé abonde dans le même sens. Selon le Directeur du Tourisme, de la culture et du patrimoine de la commune de Saint-Louis, il y a sans doute une dose d’influence française chez le « Domou Ndar ». « Même dans le Wolof qu’on parle, il y a une différence, une prononciation bien saint-louisienne, cette nonchalance chez nos femmes. Il y a aussi ce côté érudition. Le « Domou Ndar » apprend le Coran et le français. Autant il peut être avocat, autant il peut être Imam. Cela, nous le devons au fait que la ville fut un foyer ardent et d’écoles coraniques et d’école françaises », dit-il.
Papa Samba Sow dit Zumba, artiste éclectique saint-louisien va plus loin encore. Moins qu’un fruit de l’assimilation de la culture française, le « Domou Ndar », pense-t-il, est celui qui est né dans cette ville et s’est approprié toutes ses réalités socioculturelles et cosmogoniques. « Si l’on est un « Domou Ndar », on connaît et vit le mythe de Mame Coumba Bang, on aime le jeu du faux lion, le Tannbéer, le Fanal, le Takussanu Ndar etc. Bref, le « Domou Ndar » doit avoir l’histoire de Saint-Louis en lui, c’est celui qui cherche à se greffer à toutes les réalités culturelles et cultuelles de Saint-Louis et lui-même se sent accepté par Saint-Louis », justifie-t-il. Aux temps où Saint-Louis était la capitale de l’Afrique occidentale française, tout le monde tenait à avoir des racines, aussi infimes soient-elles avec cette ville, souligne Zumba. Ce qui témoigne de l’aura que pouvait conférer le statut de « Domou Ndar ».
Si le « Domu Ndar » est fondamentalement « un Saint-Louisien de naissance, d’éducation et de culture et se distingue par son amour viscéral pour Saint-Louis, son éducation chrétienne ou islamique, sa politesse, son élégance dans le verbe et dans l’habillement», il n’en demeure pas moins que l’écrivain Moumar Guèye, pense que cette notion peut être également étendue aux Saint-Louisiens d’adoption. Une manière pour le Colonel des Eaux et Forêts à la retraite de prendre le contrepied de ceux qui ont tendance à faire la différence entre « Domou Ndar », « Doli Ndar », « Ndar Ndar ». « Je me suis toujours opposé à cette tentative de catégoriser et de diviser les Saint-louisiens.
Ainsi, certaines personnes distribuent des titres de « grand Saint-Louisien », de « non Saint-Louisien », de « vrai ou faux Saint-Louisien », de « Saint-Louisien naturel » et j’en passe. Voilà donc qu’en agissant ainsi, ces distributeurs de titres de noblesse ou de bassesse, oublient que Saint-Louis du Sénégal est une ville de métissage à tout point de vue », argue-t-il. En effet, selon l’écrivain, il est établi que tous les habitants de cette ville ne constituent pas une population spontanée. Leurs ancêtres viennent, pour la plupart, de France, de Mauritanie, du Mali, du Maroc, du Liban, du Cap-Vert, du Waalo, du Fouta, du Gandiole, du Ndiambour, voire du Cayor et du Baol.
Alors le fait de revendiquer le statut de « Domou Ndar » n’incline-t-il pas vers le chauvinisme et la condescendance vis-à-vis des autres ? « Je continue à croire que cela participe à développer un esprit condescendant chez le Saint-Louisien », admet Ahmadou Cissé. D’ailleurs, si l’on en croit Pruneau de Pommegorge dans son ouvrage « Description de la Nigritie » paru en 1789 et cité par Abdoul Hadir Aidara, ancien Directeur du Centre de recherche documentaire du Sénégal (Crds) dans son livre « Saint-Louis du Sénégal d’hier à aujourd’hui », ce sentiment de supériorité était déjà perceptible à l’époque.
« Les premiers habitants du Sud de l’île furent les émigrés du Cayor et cette ancienneté leur faisait regarder les autres d’un air supérieur », écrit-il. Ce caractère snob perdure encore, reconnaît M. Cissé, chez certains Saint-Louisiens de souche notamment chez les personnes âgées. Zumba fait chorus et souligne que certains nostalgiques vivent encore dans l’univers du « Domou Ndar ». « Le Saint-Louisien est par essence snob. Par son comportement, il semble dédaigner les autres, il fait l’intéressant alors que les besoins sont ailleurs. Le Saint-Louisien commence maintenant à comprendre cette nouvelle donne. Auparavant, il ne bougeait pas, il ne quittait pas son cocon. Aujourd’hui, c’est tout le contraire », soutient-il.
« Dolli Ndar »
D’ailleurs, à propos du Saint-Louisien trop imbu de lui-même, Zumba aime raconter cette anecdote : « Le président Senghor, lors d’un de ses derniers discours à Saint-Louis, avait accusé les Saint-Louisiens d’être trop snobs, d’être des gens qui aimaient trop parler de leur histoire, des gens qui, par leur comportement, semblaient dédaigner les autres. Il disait qu’il n’y avait pas plus Saint-Louisien que celui qui avait investi ou réalisé quelque chose pour cette ville ». Ces « Dolli Ndar » qui, auparavant, étaient regardés d’un œil comminatoire, figurent aujourd’hui parmi les plus dignes fils de cette ville au regard de ce qu’ils lui ont apporté.
Cela, le Saint-Louisien pure souche qu’est Golbert le reconnaît volontiers. « Aujourd’hui, plus qu’hier, dans ma lecture, je me dis qu’ils sont en train de donner un signal très fort, un enseignement important, à ceux qui se réclament ‘’Domou Ndar’’. Ils sont devenus de grands hommes. Ils sont venus à Saint-Louis, ils ont accepté les métiers que les originaires de Saint-Louis ne voulaient pas faire. Par conséquent, ils sont devenus de grands messieurs de l’économie saint-louisienne. Seul le travail paie », soutient-il. Comme quoi, qu’ils soient « Domou Ndar », « Dolli Ndar », ou « Ndar Ndar », le plus important, c’est ce que chaque fils de cette ville lui apporte pour son rayonnement. Tout le reste n’est que nostalgie d’une époque révolue.
Par El Hadj Ibrahima THIAM,
Ibrahima BA (textes) et
Sarakh DIOP (photos)
LE SOLEIL
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TOURISME: des vestiges à sauvegarder
Aujourd’hui,
nombreux sont les Saint-Louisiens qui ignorent encore que leur ville était une
plaque tournante de l’esclavage. Pourtant ils doivent savoir qu’ici, les
esclaves pouvaient hériter de leur maître ses biens. Une situation suffisamment
éloquente sur les relations qu’ils entretenaient à cette époque. Certains ont
préféré se donner la mort lorsque le sort décidât qu’ils devaient quitter leur maître.
A Saint-Louis, Chaque bâtiment est une histoire. Et ce ne
sont pas les guides touristiques qui diront le contraire. En dehors d’avoir été
capitale de l’AOF, du Sénégal ou encore
de la Mauritanie, Saint-Louis du Sénégal a incarné la capitale de la Téranga.
Selon Amadou DIOP, Président des guides touristiques de Saint-Louis, le
patrimoine doit être protégé. Pourtant, il y a un site que les autorités ignorent royalement dans la stratégie de conservation du patrimoine mondial : l’ancienne esclaverie. Le bâtiment se trouve exactement en face de l’actuel hôtel de la Tour de l’ile, au quartier Nord. Il est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Les instruments qui y servaient à la pratique de l’esclavage sont tous enlevés on ne sait par qui, sous prétexte que c’est une période honteuse de l’histoire de la ville. Alors pourquoi y avoir laissé les statues de ceux qui en étaient les maîtres d’œuvre, les
colons négriers ? Pourquoi alors tarder à enlever leurs noms des rues de la ville?
patrimoine doit être protégé. Pourtant, il y a un site que les autorités ignorent royalement dans la stratégie de conservation du patrimoine mondial : l’ancienne esclaverie. Le bâtiment se trouve exactement en face de l’actuel hôtel de la Tour de l’ile, au quartier Nord. Il est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Les instruments qui y servaient à la pratique de l’esclavage sont tous enlevés on ne sait par qui, sous prétexte que c’est une période honteuse de l’histoire de la ville. Alors pourquoi y avoir laissé les statues de ceux qui en étaient les maîtres d’œuvre, les
colons négriers ? Pourquoi alors tarder à enlever leurs noms des rues de la ville?
Nous nous sommes rendus dans le site pour essayer d’y trouver
des vestiges de cette histoire sombre de la ville. Même durant cette période,
Saint-Louis fut majestueuse et a incarné la Téranga pour les captifs. Amadou DIOP nous précise
que la première esclaverie date des années 1820 : « Elle avait des cachots à l’intérieur. La pratique de ce commerce vient du fort de
Saint-Joseph de Bakel. Sur les 209
concessions recensées à l’époque à Saint-Louis, il n’y avait que 27 qui
n’avaient pas d’esclave. Mais c’était l’esclavage domestique. On les gardait
dans l’esclaverie pendant quatre à cinq jours avant d’être vendus dans les maisons. On les appelait les « captifs de case ». Les plus robustes étaient acheminés sur Gorée. De là-bas, une seconde sélection se faisait. Les moins aptes à faire le voyage par mer étaient retournés à Saint-Louis ». Ils étaient considérés comme des chanceux. Ici à Saint-Louis, les esclaves étaient bien traités : « les maîtres attachaient beaucoup d’importance à leurs esclaves. Certains dont le sort voulait déplacer hors de Saint-Louis se donnaient la mort. Il y a eu durant cette période des esclaves qui ont hérité les biens de leur maître ». Aujourd’hui le fait d’avoir enlevé les anneaux et les chaines qui ont servi durant ces transferts portent préjudice à la conservation du patrimoine de l’humanité.
Tweetdans l’esclaverie pendant quatre à cinq jours avant d’être vendus dans les maisons. On les appelait les « captifs de case ». Les plus robustes étaient acheminés sur Gorée. De là-bas, une seconde sélection se faisait. Les moins aptes à faire le voyage par mer étaient retournés à Saint-Louis ». Ils étaient considérés comme des chanceux. Ici à Saint-Louis, les esclaves étaient bien traités : « les maîtres attachaient beaucoup d’importance à leurs esclaves. Certains dont le sort voulait déplacer hors de Saint-Louis se donnaient la mort. Il y a eu durant cette période des esclaves qui ont hérité les biens de leur maître ». Aujourd’hui le fait d’avoir enlevé les anneaux et les chaines qui ont servi durant ces transferts portent préjudice à la conservation du patrimoine de l’humanité.
CARRIÈRE DES ASP: vers une reconversion au PSE
Mais que vont devenir les Agent de Sécurité de Proximité au bout de des 4 ans de service? La Direction générale travaille déjà à répondre à la question. A Saint-Louis, Me Pape Khaly Niang a demandé aux ASP de choisir entre les métiers de l'agriculture et du tourisme. Des conventions sont déjà signées pour leur reconversion. Gamby Diagne lui a tendu son microMétéo Saint-Louis,Sénégal
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TOURISME: bientôt les premiers coups de pioche du PDT
Le Ministre du Tourisme et des Transports Aériens démarre une tournée dans la région de Saint-Louis dans le cadre de la redynamisation du Programme de Développement Touristique de Saint-Louis (PDT) et de la relance du tourisme de manière générale dans la région.
Météo Saint-Louis,Sénégal Tweet
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TOURISME: faire plus que les 40 mille touristes de l'année dernière
La région de Saint-Louis du Sénégal ambitionne de faire plus que les 40 mille touristes que l'année passée. C'est Ibrahima Sory Sarr qui a donné l'info lors du lancement de la saison touristique 2015-2016. Suivons-le sur Dtv avec Gamby Diagne et Abib Séck:
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POLITIQUE : l’« AVENIR » mis sur orbite à Saint-Louis
La plateforme politique AVENIR ou « Senegaal
bi nu begg » s’est déployée dans la capitale du nord pour travailler dans
l’urgence de faire émerger de nouveau leaders porteurs d’une saine ambition
pour le Sénégal.
Après Ziguinchor, Thiès, Dakar et ses banlieues et
d’autres localités du pays, des membres du secrétariat national ont séjourné à Saint-Louis pour y
rencontrer les membres et sympathisants.
Selon Mame Adama Guèye, membre fondateur : « Depuis notre indépendance, les choses
n’ont pas bougé. C’est la raison de la création de cette plateforme. Aujourd’hui, faire de la politique permet d’accéder à ressources colossales au
détriment du pays. Clientélisme politique et autre népotisme continuent de
prévaloir. Depuis 1992, nous avons joué un rôle majeur dans tous les concepts
révolutionnaires du champ politique mais on s’est senti obligé de changer de
fusil d’épaule parce que le discours émanant de la société est celui de la
trahison par les politiques. Le système des partis politiques a atteint ses limites ».
D’où la mise en place d’une plateforme en lieu et place d’un parti pour nous.
Celui qui dirige le pays doit être engagé et
compétent, dira Mame Adama Guèye.
SaintLouis á lui tout seul se vend
Tourisme, transformation de produits halieutiques,
éducation universitaire et l’agriculture industrialisée sont les leviers de
développement de Saint Louis.
Revenant sur plus amplement sur la question de
l’auto suffisance en riz en 2017.
Les leaders de la plateforme AVENIR sont tous
unanimes que « c’est un impératif ». Pour eux, c‘est bien possible de
réaliser l’autosuffisance en riz en 2017 compte de la situation avantageuse du
Sénégal si tant est que l’eau et la typologie des sols sénégalais sont des atouts
certains. Mieux, ils prédisent que le
Sénégal est aujourd’hui en position de « devenir exportateur de riz en
quantité et en qualité vers les USA ou encore vers l’Asie ».
Concernant l’affaire « Lamine Diack »,
le « respect de la présomption
d’innocence » doit ètre requis.
Météo Saint-Louis,Sénégal Tweet
ARRIVEE DES BALISES DE L'AMP DE SAINT-LOUIS: Fish For Life va aussi lancer les travaux de Sine
Les bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules. Au moment où l'aire marine protégée (AMP) de Saint-Louis a enregistré le retour au bercail des poissons, son projet partenaire Fish For Life annonce l'arrivée au port de Dakar des balises devant délimiter l'AMP dont la superficie est de 496 km2. Mamadou
Dia, Coordonnateur du projet allemand BMZ Fish For Life éxécuté par l'ONG Assainissement Pèche Tourisme Environnement (APTE) a par ailleurs annoncé que les travaux de modernisation du site de transformation des produits halieutiques de Sine (Guet Ndar) vont incessamment démarrer. Un grand "Soukerou Koor" pour la pèche à Saint-Louis: Tweet
Dia, Coordonnateur du projet allemand BMZ Fish For Life éxécuté par l'ONG Assainissement Pèche Tourisme Environnement (APTE) a par ailleurs annoncé que les travaux de modernisation du site de transformation des produits halieutiques de Sine (Guet Ndar) vont incessamment démarrer. Un grand "Soukerou Koor" pour la pèche à Saint-Louis: Tweet
REMISE EN EAU DU NDIAEL DES 2016: PREFELAG et FEM en conclave avec les dépositaires d'enjeux
Sidy Fall, responsable technique du Projet de restauration des fonctions écologiques du lac de Guiers (PREFELAC), a relevé, vendredi à Saint-Louis (nord), "les retombées positives" de ce programme pour les populations environnantes, à travers des domaines tels que l'hydraulique, la mobilité et le tourisme.
"Les travaux entamés depuis l'année dernière vont permettre à terme la disponibilité de l'eau pour les villages environnants", a-t-il déclaré à des journalistes, à l'issue d'un atelier de validation et de planification des activités du Fonds pour l'environnement mondial
(FEM).Ces travaux qui concerneront le curage de la Taouey et la mise en place d'endiguements, vont permettre la disponibilité de l'eau en aval du Lac de Guiers, a expliqué M. Fall, par ailleurs directeur technique de l'Office du lac de Guiers (OLAG) qui déroule ce projet.
Les digues de franchissement dont les travaux ont été pour l'essentiel terminés devraient faciliter la mobilité des
populations et un plus grand accès des villages environnants à l'eau potable, a-t-il expliqué.
Sidy Fall a annoncé que des études seront conduites pour l'aménagement de la grande mare, affirmant que deux nichoirs seront créés ainsi qu'un chenal de navigation de 7 km avec des retombées attendues sur les prises des pêcheurs. Il est de même prévu 14 km d'endiguement, a-t-il ajouté.
Ce projet va ériger 12 abreuvoirs pour les éleveurs, dans le but de limiter les maladies dues au fait que le bétail s'abreuve directement au lac dont l'eau ne se renouvelle pas toujours.
Il a rappelé que la réserve avifaune du Ndiahel va également retrouver ses fonctions anciennes avec en perspective le retour de l'écotourisme.
Au total 32 villages vont bénéficier d'un accompagnement dans ce sens, a poursuivi M. Fall, signalant que de cette manière, les populations pourront faire le suivi avifaune et déterminer les espèces fréquentées par ce site.
AMD/BK
TweetCOOPERATION - DISTINCTION INTERNATIONALE: Le roi Salman décerne le Wistam à Macky Sall
Le chef de l’Etat qui est en visite en Arabie saoudite a reçu la plus haute distinction de ce pays. Après avoir effectué le petit pelérinage, il a reçu en audience plusieurs personnalités dont le Secrétaire général de l’Oci.
Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’Etat qui est en visite officielle de travail en Arabie Saoudite, a été reçu, hier, par sa Majesté le Roi Salman qui l’a accueilli en personne à l’aéroport de Ryad. « Le roi Salman, pour saluer le leadership du président Macky Sall et ses différents succès en Afrique et dans le monde, lui a décerné la plus haute distinction de l’Arabie Saoudite, le Wistam ou décoration Roi Abdel Aziz », indique la même source. Le président de la République a reçu en audience plusieurs responsables saoudiens notamment le ministre des Finances et celui du Tourisme. Le chef de l’Etat a également reçu en audience le Secrétaire général de l’Organisation de Coopération islamique (Oci), Iyad Ameen Madani.
Le Secrétaire général, qui était accompagné d’une délégation de hauts responsables de l’Oci a eu des entretiens fructueux avec le président sur des questions d’intérêt commun ainsi que sur les actions islamiques communes, lit-on dans le document. Ils ont évoqué la situation en Palestine, au Yémen et la situation dans la sous-région, rapporte la même source. « Dans la même veine, les discussions ont porté sur la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme que représentent Bocko Haram et d’autres groupes similaires qui continuent de déstabiliser le Sahel et la région du Sahara », précise-t-on.
M. Madani a informé le président Sall sur les activités et initiatives de l’Oci dans différents domaines dont le sommet extraordinaire sur la Palestine en vue et la prochaine session du conseil des ministres des Affaires étrangères prévue en fin mai prochain au Koweït. Il a également passé en revue les préparatifs pour la tenue du prochain Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (Comiac) prévu à Dakar, en fin avril 2015. Le président a fait part de sa satisfaction quant à l’état des préparatifs pour la tenue de cette réunion et a réitéré sa détermination à redynamiser ce Comité permanent sous la présidence du Sénégal. Arrivé à Jeddah le mardi 31 mars, Macky Sall a consacré la nuit du 31 au 1er avril à la Oumra ou petit pèlerinage à la Mecque, précise-t-on dans le communiqué.
Source: http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=45895:en-visite-en-arabie-saoudite-le-roi-salman-decerne-le-wistam-a-macky-sall&catid=78:a-la-une&Itemid=255
TweetLe Secrétaire général, qui était accompagné d’une délégation de hauts responsables de l’Oci a eu des entretiens fructueux avec le président sur des questions d’intérêt commun ainsi que sur les actions islamiques communes, lit-on dans le document. Ils ont évoqué la situation en Palestine, au Yémen et la situation dans la sous-région, rapporte la même source. « Dans la même veine, les discussions ont porté sur la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme que représentent Bocko Haram et d’autres groupes similaires qui continuent de déstabiliser le Sahel et la région du Sahara », précise-t-on.
M. Madani a informé le président Sall sur les activités et initiatives de l’Oci dans différents domaines dont le sommet extraordinaire sur la Palestine en vue et la prochaine session du conseil des ministres des Affaires étrangères prévue en fin mai prochain au Koweït. Il a également passé en revue les préparatifs pour la tenue du prochain Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (Comiac) prévu à Dakar, en fin avril 2015. Le président a fait part de sa satisfaction quant à l’état des préparatifs pour la tenue de cette réunion et a réitéré sa détermination à redynamiser ce Comité permanent sous la présidence du Sénégal. Arrivé à Jeddah le mardi 31 mars, Macky Sall a consacré la nuit du 31 au 1er avril à la Oumra ou petit pèlerinage à la Mecque, précise-t-on dans le communiqué.
Source: http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=45895:en-visite-en-arabie-saoudite-le-roi-salman-decerne-le-wistam-a-macky-sall&catid=78:a-la-une&Itemid=255
TOURISME ET DÉCOUVERTE: Hostelya, le forum de l’hôtellerie en Afrique Subsaharienne
C’est dans la ville de Saint-louis que se tiendra les 27, 28 et 29 mars 2015, le forum de l’hôtellerie Hostelya. Cet événement a pour mission d’apporter des solutions au secteur hôtelier regroupera des spécialistes, des professionnels et des connaisseurs d’Afrique et d’Europe sur une thématique forte, « L’art de recevoir ».
Cette présente édition du forum de l’hôtellerie Hostelya, se tiendra au Sénégal, l’un des pays de cette région dont l’ambition stratégique est d’entrer dans le top 5 des pays touristiques en Afrique.
Les Objectifs du forum sont, d’une part d’associer l’hôtellerie à son terroir, d’autre part de présenter un nouvel art de recevoir dans les boutique-hôtels. Et enfin, de définir des codes de l’art de recevoir dans l’hôtellerie à partir de nos cultures africaines.
L’ambition de ce forum est d’insuffler un art nouveau de recevoir pour rendre unique l’expérience des visiteurs, visiteurs d’affaires et voyageurs d’Afrique.
Hostelya se déroulera du 27 au 29 mars 2015 aux comptoirs du fleuve à Saint-Louis du Sénégal.
Source:http://www.au-senegal.com/hostelya-le-forum-de-l-hotellerie-en-afrique-subsaharienne,10901.html
TweetOPERATION SET SETAL A PIKINE 700: La mairie de Saint-Louis appuie les populations
Les populations de Pikine 700 de Saint-Louis veulent bouter la saleté hors de leur quartier. Les premiers coups de balais ont été portés gràce à l'appui de la mairie de Saint-Louis qui a tenu ainsi à encourager les
populations. Jeudi dernier a été un moment donc de communion autour de la transformation du cadre de vie des habitants de la ville. Selon Seydina Ababacr Bitèye, Directeur de Cabinet du maire qui a présidé la cérémonie en l'absence de ce dernier, Pikine 700 vient d'offrir son quartier en exemple dans la lutte pour le mieux-ètre. Rehaussée par la présence de Golbert DIAGNE, notable de la ville, la rencontre a permis de noter que la salubrité publique de Saint-Louis est devenue une préoccupation devant le défi de développement urbain de Saint-Louis si tant est que la ville tricentenaire se veut plaque tournante du tourisme au Sénégal. Tweet
populations. Jeudi dernier a été un moment donc de communion autour de la transformation du cadre de vie des habitants de la ville. Selon Seydina Ababacr Bitèye, Directeur de Cabinet du maire qui a présidé la cérémonie en l'absence de ce dernier, Pikine 700 vient d'offrir son quartier en exemple dans la lutte pour le mieux-ètre. Rehaussée par la présence de Golbert DIAGNE, notable de la ville, la rencontre a permis de noter que la salubrité publique de Saint-Louis est devenue une préoccupation devant le défi de développement urbain de Saint-Louis si tant est que la ville tricentenaire se veut plaque tournante du tourisme au Sénégal. Tweet
AMADOU DIOP, PRESIDENT DES GUIDES TOURISTIQUES: « Quand les cochers et les antiquaires racontent le patrimoine … »
Le métier
de guide touristique se pratique très mal à Saint-Louis. C’est un véritable
capharnaüm où tout le monde et n’importe qui s’érigent en raconteurs de
« bonne vérité » au risque de noircir la destination Saint-Louis. Les
guides amis du patrimoine de Saint-Louis montent au créneau pour demander à la
tutelle de faire règner l’orthodoxie dans le recrutement et la formation des
professionnels du secteur. Par ailleurs, il est demandé à l’Etat de sevir
contre les imposteurs qui ganrènent le métier. ZTS a rencontré Amadou DIOP, le
Président des guides touristiques de Saint-Louis. Entretien.
Zones Touristiques
du Sénégal : Quels sont les problèmes rencontrés par les guides
touristiques à Saint-Louis du Sénégal ?
Amadou Diop : Saint-Louis est une ville historique.
C’est un patrimoine qui ne doit pas ètre raconté à n’importe qui, n’importe
comment si tant est qu’elle est classée patrimoine mondiale de l’UNESCO. Donc,
il y a un discours à tenir. Aujourd’hui malheureusement, tout le monde est
guide touristique : les cochers, les antiquaires, les badauds, … Cela pose
problème parce que l’histoire de notre patrimoine est racontée n’importe
comment et ça nous porte préjudice. Notre patrimoine doit être conservé et non
dévoyé par des « charlatans ».
C’est notre combat de protéger ce patrimoine. Mais c’est dommage que les autorités ne
s’impliquent pas assez. Pourtant le
métier de guide touristique est régi par un décret présidentiel.
ZTS :
Mais qui doit être guide touristique ?
AD : Un guide touristique doit détenir une carte
professionnelle délivrée par le ministère du tourisme. Mais là cela pose
problème parce qu’il y a des guides touristiques qui ont la carte mais qui ne
connaissent même pas la date de création de la ville de Saint-Louis du
Sénégal. Nous nous posons des questions
sur le comment est-ce qu’ils sont parvenus à obtenir ces cartes ? En tout
ici à Saint-Louis, les tout premiers guides touristiques ont été recrutés sur
concours et ont été formés : Nous avons fait deux ans de formation à
travers des modules. Nous continuons d’ètre formés en ce moment. Ce qui n’est
pas le cas des guides parachutés par la tutelle. Allez dans les parcs, vous y
voyez des guides qui ne peuvent même pas reconnaitre les oiseaux. Cela porte préjudice à notre métier. Il
devrait avoir des sanctions contre ces fossoyeurs de la profession. Nous continuons de sensibiliser les autorités
mais le combat n’est pas encore gagné.
ZTS :
Mais comment se fait-il que des gens qui n’ont pas le profil de l’emploi
viennent y exercer ?
AD : En tout cas, nous ne savons pas pour le moment
comment ces gens sont recrutés mais ils détiennent des cartes qui portent les
références de la tutelle. Ce qui leur permet d’ètre sur le terrain au même
titre que nous. Même si on recrute des gens, il faut leur faire une formation
parce que sur le terrain, on est tous mis dans le même sac. Le guide est
l’ambassadeur du pays dans le secteur touristique. Il est en contact avec le
touriste du début à la fin de son séjour dans la ville. Nous devons ètre une
vitrine propre et claire. Pour y
parvenir, on est allé jusqu’à créer une « association des guides amis du
patrimoine ». Nous faisons des
sensibilisations à Saint-Louis, Dagana et Podor pour que les populations
puissent s’approprier le patrimoine et le protéger pour les générations
futures. Quand des cochers et antiquaires racontent le patrimoine, le préjudice
pour la nation n’en est plus grand encore qu’avec des guides non formés. Le
métier de guide touristique est un noble. On ne peut pas vendre une destination
comme ça.
ZTS :
Précisez ce que vous voulez dire…
AD : Les faux
guides touristiques sont très agressifs à leur contact avec les touristes.
Regardez les à la descente du pont Faidherbe, dès que les touristes descendent
de véhicule, ils les assiègent littéralement pour leur proposer des visites
tous azimuts. Ils vont leur expliquer par la suite des choses qui sont aux
antipodes de la réalité. Et pour peu qu’un touriste s’en rende compte, c’est la
déception et bye bye ! Il faut revoir le recrutement et les dérives des
guides touristiques. Les vrais guides sont bacheliers, licenciés ou même
maitrisards et ont optés pour ce métier. Il faut les respecter. Il y va de la
crédibilité du patrimoine de Saint-Louis. Autant l’Etat se bat actuellement
pour préserver l’histoire architecturale dans le cadre du PSMV, il doit en ètre
de même pour le patrimoine immatériel via certains discours de certains
soi-disant guides. Certains touristes ont choisi aujourd’hui de revenir et
rester définitivement à Saint-Louis pour y vivre à cause simplement du discours
des vrais guides touristiques qui leur
ont fait une bonne visite du patrimoine.
ZTS :
Comment contacter les vrais guides touristiques à Saint-Louis ?
AD : Il y a le syndicat d’initiative. Les hotels et
autres agences de voyages ont aussi la liste des bons guides touristiques.
Mais, même là, il y a un problème avec les guides détenteurs de cartes et non
formés. Ce n’est pas facile pour le touriste qui débarque à Saint-Louis. Ils
n’ont véritablement pas de chance devant ce méli-mélo inextricable. Les
touristes sont régulièrement arnaqués et finissent par mettre une croix sur la
destination Saint-Louis.
ZTS :
Quel peut être un autre goulot d’étranglement
à l’exercice du métier de guide ?
AD : La circulation routière est un autre grand problème
pour le guide touristique qui emmène ses clients vers des excursions hors de la
ville. Ici à Saint-Louis, il y a deux à trois agences de voyage. C’est peu. En
période de rush, on est obligé de travailler avec des chauffeurs hors d’agence.
Et c’est là que les tracasseries commencent parce que souvent, les chauffeurs
sont embêtés par les gendarmes de la circulation pour défaut de pièce. On est bloqué pendant une heure ou deux. Les clients ne comprennent pas et bonjour les
problèmes.
Propos
recueillis par Gamby DIAGNE
Magazine ZONES TOURISTIQUES DU SENEGAL (ZTS)
ECONOMIE: Le Sénégal se positionne en hub régional dans le domaine des infrastructures (ministre))
''La question du partenariat
public-privé est essentielle pour le développement du pays. Et, la mise
en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) permettra de positionner le
pays, non seulement comme un véritable hub régional dans le domaine des
infrastructures d’énergie, du transport, de la construction, de
l’industrie, de l’exploitation minière, de l’aviation, du tourisme, de
l’éducation etc'', a-t-elle dit, vendredi.
Khoudia Mbaye procédait au lancement du Forum sur le financement des projets de type partenariat public-privé (SENPPP finance) qui se tiendra du 5 au 7 mai prochain au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio.
Placé sous le thème : ''Les partenariats public-privé: colonne porteuse du Plan Sénégal émergent'', le Forum de Dakar a pour objectif de faire valoir l’expertise et les solutions techniques des partenaires du public-privé, de former des partenariats stratégiques avec les partenaires locaux évoluant dans les secteurs similaires.
''Le secteur privé, un partenaire clé pour réaliser la vision d’un Sénégal émergent en 2035 permettra d’asseoir, une plateforme logistique compétitive en Afrique de l’Ouest et sur l’ensemble du continent'', a soutenu le ministre de la Promotion des Investissements.
Khoudia Mbaye a assuré que le Sénégal est en train d’accumuler une expérience appréciable dans la réalisation de projets public-privé citant la construction et l’entretien de l’autoroute à Péage.
Selon elle, ce forum fait corps avec la volonté du chef de l’Etat d’engager le pays ‘’dans un élan dynamique de développement durable’’ et aussi de promouvoir l’entreprise sénégalaise sous toutes ses formes.
’’ Cette vision est sous-tendue et alimentée par un engagement politique affirmé en faveur de la réalisation d’une croissance forte et inclusive, créatrice d’emplois et soucieuse de la préservation des ressources environnementales et naturelles du Sénégal’’, a dit le ministre.
SENPPP’Finance, qui cible le potentiel des secteurs socioéconomiques du Sénégal, proposera trois jours de sessions plénières, d’ateliers techniques et d’expositions autour des projets
PPP et des outils les plus actuels de financement de projets.
Il sera axé sur trois volets, selon les organisateurs. Il s’agit du volet sur la promotion des projets du partenariat public-privé, du Be to Be, enfin du volet spécialement consacré aux scientifiques.
''Le forum sur le financement des projets de type partenariat public-privé qui se veut une plateforme de discussions autour des perspectives à moyen et long terme en matière de PPP fera de Dakar la capitale du questionnement rétrospective du financement innovant’’, a indiqué Khoudia Mbaye.
TweetKhoudia Mbaye procédait au lancement du Forum sur le financement des projets de type partenariat public-privé (SENPPP finance) qui se tiendra du 5 au 7 mai prochain au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio.
Placé sous le thème : ''Les partenariats public-privé: colonne porteuse du Plan Sénégal émergent'', le Forum de Dakar a pour objectif de faire valoir l’expertise et les solutions techniques des partenaires du public-privé, de former des partenariats stratégiques avec les partenaires locaux évoluant dans les secteurs similaires.
''Le secteur privé, un partenaire clé pour réaliser la vision d’un Sénégal émergent en 2035 permettra d’asseoir, une plateforme logistique compétitive en Afrique de l’Ouest et sur l’ensemble du continent'', a soutenu le ministre de la Promotion des Investissements.
Khoudia Mbaye a assuré que le Sénégal est en train d’accumuler une expérience appréciable dans la réalisation de projets public-privé citant la construction et l’entretien de l’autoroute à Péage.
Selon elle, ce forum fait corps avec la volonté du chef de l’Etat d’engager le pays ‘’dans un élan dynamique de développement durable’’ et aussi de promouvoir l’entreprise sénégalaise sous toutes ses formes.
’’ Cette vision est sous-tendue et alimentée par un engagement politique affirmé en faveur de la réalisation d’une croissance forte et inclusive, créatrice d’emplois et soucieuse de la préservation des ressources environnementales et naturelles du Sénégal’’, a dit le ministre.
SENPPP’Finance, qui cible le potentiel des secteurs socioéconomiques du Sénégal, proposera trois jours de sessions plénières, d’ateliers techniques et d’expositions autour des projets
PPP et des outils les plus actuels de financement de projets.
Il sera axé sur trois volets, selon les organisateurs. Il s’agit du volet sur la promotion des projets du partenariat public-privé, du Be to Be, enfin du volet spécialement consacré aux scientifiques.
''Le forum sur le financement des projets de type partenariat public-privé qui se veut une plateforme de discussions autour des perspectives à moyen et long terme en matière de PPP fera de Dakar la capitale du questionnement rétrospective du financement innovant’’, a indiqué Khoudia Mbaye.
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